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Cette rentrée 2026 marque un vrai changement pour les classes de CP : les nouveaux programmes entrent progressivement en vigueur et, parmi les évolutions importantes, Questionner le monde laisse place à des enseignements désormais identifiés comme histoire-géographie et sciences et technologie.
Pour le CP, le nouveau programme d’histoire-géographie s’applique dès la rentrée 2026-2027. Il en est de même pour le nouveau programme de sciences et technologie. En revanche, pour le CE1 et le CE2, l'ancien programme de Questionner le monde reste encore en vigueur cette année.
C’est donc avec ces nouveaux programmes en tête que j’ai construit ma programmation pour cette année.
Voir les programme: ici
J’avais envie d’avoir un document qui me permette de visualiser rapidement l’ensemble des apprentissages de l’année, tout en gardant suffisamment de détails pour savoir précisément ce qui sera travaillé.
J’ai donc choisi de regrouper dans un même document :
La programmation est organisée par période, avec une colonne dédiée à chaque domaine. Cela permet de voir immédiatement les différents enseignements prévus sur une même période et, surtout, les liens possibles entre eux.
Pour cette première année d’histoire, je suis partie de ce qui est le plus proche des élèves : le temps qu’ils vivent et qu’ils connaissent.
La première période est consacrée aux représentations humaines du temps : calendrier, jours de la semaine, outils de mesure du temps et différentes façons de représenter le temps.
Nous poursuivons ensuite avec les manifestations naturelles du temps, avant d'aborder progressivement les notions d’antériorité, de simultanéité et de postériorité.
En période 5, les élèves commencent à se représenter le temps passé et son irréversibilité, notamment à travers les générations, les arbres généalogiques et les frises chronologiques.
En géographie, le choix a été de partir de ce que les élèves connaissent le mieux : leur école et leur environnement proche.
Nous travaillerons d’abord autour de l’école, avec notamment l’organisation des lieux, puis la représentation de l’espace et les déplacements à l’aide de plans.
Petit à petit, nous élargirons le regard : quartier, commune, trajets familiers, puis continents, océans, planisphère et enfin grands foyers de peuplement.
Cette progression permet de partir du concret avant d'amener progressivement les élèves à construire des repères spatiaux plus larges. Le nouveau programme met d’ailleurs l’accent sur la construction progressive de repères permettant aux élèves de se situer dans leur environnement, puis en France, en Europe et dans le monde.
Le passage à un enseignement identifié comme sciences et technologie est également une évolution importante de cette rentrée.
Ma programmation commence par le vivant et l'observation de l'environnement proche. Cela donnera notamment lieu à une découverte de l’éco-pâturage de l’école et de ses boucs, avec un travail autour du mammifère, de son anatomie, de son alimentation, mais aussi de la sécurité et du bien-être de l’élève et de l’animal.
Nous aborderons ensuite la protection de l’environnement, les masses, les volumes, la température, les états physiques de l’eau, les objets techniques, puis le corps humain et la santé.
J’ai également souhaité conserver une vraie continuité dans les apprentissages liés au vivre-ensemble.
En EMC, nous travaillerons notamment les règles collectives et l’autonomie, les droits et devoirs de l’élève, l’égalité, la responsabilité, les droits de l’enfant, mais aussi la place de l’élève dans l’école de la République.
L’EVAR est également intégrée à la programmation, avec un travail autour de la connaissance et de la maîtrise de soi, des émotions, des relations aux autres, puis de l’intimité, du corps.
J’aime aussi que les programmations ne soient pas uniquement une succession de compétences à cocher.
J’ai donc intégré quelques projets et situations qui permettront de donner du sens aux apprentissages.
Par exemple, en période 2, nous participerons au projet Ma Petite Planète, avec des défis écologiques à réaliser à l’école et à la maison pendant trois semaines.
C’est typiquement le genre de projet qui permet de faire vivre les apprentissages autrement et de créer des liens entre les différents domaines.
Même si cette programmation me sert de fil conducteur pour l’année, elle n’a évidemment pas vocation à être figée.
Elle me permet surtout de savoir où je vais, de garder une cohérence sur l’année et de m’assurer que les différents domaines sont bien couverts.
Et puis, comme toujours en classe, il y aura les projets, les opportunités, les questions des élèves, les imprévus et tout ce qui fait qu’une programmation doit rester un outil au service des apprentissages.